Le parking du lycée Olympe de Gouges a été vidé de ses voitures; reste d’un côté une énorme benne de chantier, massive et énigmatique, de l’autre un tas de chaises. Seul, un éboueur balaie. On ne lui prête que peu d’attention. Sans bruit, il ouvre les portes de la benne, son contenu se répand avec fracas. Le vacarme nous attire. Nous nous rapprochons, Parmi les encombrants, nous découvrons des corps; la benne a rejeté des corps d’hommes et de femmes. L’Homme est un déchet comme les autres.
Les corps déshumanisés, pétrifiés dans une épaisse et gluante couche de poussière s’éveillent, s’animent peu à peu. Dans un  dernier souffle, les corps se dressent lentement et procèdent -tout aussi lentement- à un étrange ballet. Lire plus dans Arts de la rue: inventaire et nuancier p 60.
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